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  La Rue Kétanou


En attendant les caravanes

La Rue Kétanou



La Rue Kétanou

C'est pas nous qui sommes à la rue,
C'est la Rue Kétanou
Não sou eu que sou da rua,
E a rua que é nossa.

Crevons la sourde oreille
En avant la musique
Chauffe, chauffe, chauffe le soleil
Souffle un vent de panique.
Gagnons les causes perdues
Déployons notre jeunesse
Sa fougue et son chahut
Sa rage et sa tendresse.

C'est pas nous qui sommes à la rue,
C'est la Rue Kétanou
Não sou eu que sou da rua,
E a rue que é nossa.

Abracadabra le miracle
On va transformer cette salle
En grande scène de spectacle
Mesdames et messieurs on joue pour vous ce soir
Entré libre pour tout l' monde
Chacun aura sa place
Là dans la dernière ronde
Sans première ni deuxième classe

C'est pas nous qui sommes à la rue,
C'est la Rue Kétanou
Não sou eu que sou da rua,
E a rua que é nossa.

Les gosses sur les épaules
Les filles par la main
On s'ra triste, on s'ra drôle
Partagez notre chemin
Et vive la bohême
Et vive les voyages
Leurs réponses leurs problèmes
Peut-être leurs dérapages

C'est pas nous qui sommes à la rue,
C'est la Rue Kétanou
Não sou eu que sou da rua,
E a rua que é nossa.

Nous couchons si souvent
Avec la belle étoile
Son amour est vivant
Gonfle notre grande voile
Et grave dans notre voix
L'empreinte des gouttes de pluie
La chaleur et le froid
L'enfer, le paradis.

C'est pas nous qui sommes à la rue,
C'est la Rue Kétanou
Não sou eu que sou da rua,
E a rua que é nossa…
 
 
 

Les mots

Approchez, approchez mesdames et messieurs
Car aujourd'hui grande vente aux enchères
Dans quelques instants, mes deux jeunes apprentis saltimbanques
Vont vous présentationner des… MOTS.

Un mot pour tous, tous pour un mot,
Un mot pour tous, tous pour un mot.

Des gros mots, pour les grossistes
Des maux de tête, pour les charlatans
Des jeux de mots, pour les artistes
Des mots d'amour, pour les amants
Des mot à mot, pour les copieurs
Des mots pour mots, pour les cafteurs
Des mots savants, pour les emmerdeurs
Des mobylettes, pour les voleurs !

Aujourd'hui grande vente aux enchères,
On achète des mots d'occasion
Des mots à la page et pas chers
Et puis des mots de collection.
Un mot pour tous, tous pour un mot,
Un mot pour tous, tous pour un mot.

Des morues, pour les poissonniers
Et des mochetés, pour les pas bien beaux
Des mots perdus, pour les paumés
Des mots en l'air, pour les oiseaux
Des mots de passe, pour les méfiants
Et des mots clés pour les prisonniers
Des mots pour rire, pour les enfants
Des mots tabous, pour l' taboulé !

Aujourd'hui grande vente aux enchères,
On achète des mots d'occasion
Des mots à la page et pas chers
Et puis des mots de collection.
Un mot pour tous, tous pour un mot,
Un mot pour tous, tous pour un mot.

Des mots croisés, pour les retraités
Et des petits mots, pour les béguins
Des mots d'ordre pour les ordonnés
Des mots fléchés, pour les Indiens
Des momies, pour les pyramides
Des demi-mots, pour les demi-portions
Des mots courants, pour les rapides
Et le mot de la fin, pour la chanson.
 

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L'ardoise

Allez patron, un ordinaire
Comme moi, un ordinaire
J' veux voir le cul de tes bouteilles
Et au diable leur pudeur
Toutes il faut que j' les essaye
Que j' les dépucelle sur l'heure.

Allez patron, un ordinaire
Comme moi, un ordinaire
Il a de la gueule ton comptoir
Laisse-moi donc lui faire honneur
Il a l'allure d'un boulevard
Boulevard que j' connais par cœur

Allez patron, un ordinaire
Comme moi, un ordinaire
J' boirai à ta santé
Pour ton bien comme un docteur
J' te réserve chaque gorgée
Pas vrai que j' suis comme un docteur

Allez patron, un ordinaire
Comme moi, un ordinaire
Moi j' crains pas la goutte d'eau
Qui fait déborder le vase
C'est pas un verre de trop
Qui fera déborder l'ardoise

Allez patron, un ordinaire
Comme moi, un ordinaire
Même qu'une tournée générale
J' te la siffle à moi tout seul
Sans fausse note mon général
Moi tout seul, tout seul, tout seul

Allez, patron.
 
 
 

Bonhomme de chien

Il vivote dans les rues, les squares et les jardins
Marchant regard éperdu, il fait son bonhomme de chien

Et oh pas de carrière pour l'avenir car hier n'est plus à venir
Il vit le moment présent après l'hiver vient le printemps
Il gagne un peu d'argent, oh pas beaucoup évidemment
Juste assez pour ne pas mourir, le temps d'avoir des souvenirs
Il croit pas trop en Dieu et puis même si il y croyait
C'est déjà dur seul à seul alors pensez seul à deux

Il vivote dans les rues, les squares et les jardins
Marchant regard éperdu, il fait son bonhomme de chien
Il vivote dans les rues, les squares et les jardins
Marchant regard éperdu, il fait son bonhomme de chien

On lit sur son visage oh la jeunesse qui se ride
Au-dessus de ses yeux, ses cheveux se débrident
Il a l'âge des grands nuages qui ne tiennent pas en cage
Allant parcourant d'air vents de large vent arrière
Mais à grands coups d'éclair l'orage blesse le nuage
La pluie saigne très claire les larmes de son grand âge
Il est libre à son compte prenant les jours comme acompte
Se nourrissant de pommes, oh le joli freedom.

Il vivote dans les rues, les squares et les jardins
Marchant regard éperdu, il fait son bonhomme de chien
Il vivote dans les rues, les squares et les jardins
Marchant regard éperdu, il fait son bonhomme de chien

Oh c'est en été que j'ai lu dans une rubrique aux faits divers
Qu'un vieillard mourut, d'un coup de foudre révolu
Il est léger comme l'air il n'a plus soif à sa faim
Ma chanson n'a plus d'espoir, il n'y a pas de mots sans fin
Notre chanson n'a plus d'espoir, il n'y a pas de mots sans fin
Notre chanson n'a plus d'espoir, il n'y a pas de mots sans fin

Il vivote dans les rues, les squares et les jardins
Marchant regard éperdu, il fait son fantôme de chemin.
 

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Pépé

Hé dit Pépé tu trempais dans ta bière un peu toute ton haleine
Tu voyais passer quelques fois les sirènes dans le fond de ton verre
Et tu chantais en cœur avec elles cent mille ritournelles
Et tu chantais, Pépé, en cœur avec elles cent mille ritournelles.

Hé dit Pépé t'éclaboussais Belleville avec toutes tes histoires
Le vieux quartier se souvient quelque part du grand large et des îles
Dans le troquet, ça prenait de la place et on buvait la tasse
Dans le troquet, ça prenait de la place et on buvait la tasse

Hé dit Pépé on n'a jamais trop su si t'étais bien capitaine
En tout cas t'en avais la dégaine les vices et les vertus
On écoutait des nuits tout entières les légendes de la mer
On écoutait des nuits tout entières les légendes de la mer

Hé dit Pépé il nous manque un pilier, le comptoir, il est bancal
Où c'est t'y que t'es passé, elles moussent derrière tes voiles
L'écume des bières Pépé.
 
 
 

Pas con

Ah, pas con !
 
 
 

Exil

Les oiseaux qui voyagent en cage
Recroquevillent leur amplitude
Ils traînent derrière eux leur paquetage
Par moins cent mille mètres d'altitude

L'horizon est un inconnu
A qui ils demanderont asile
Ils espèrent être les bienvenus
Dans le costume de leur exil

Et ils portent au fond de leur cœur
Une poignée de sable du désert
Ils sentent souvent son odeur
En souvenir d'un bord de terre.

Les oiseaux qui voyagent en cage
Chantent dans leur tête des légendes
Avec de grands chevaux sauvages
Qui repeuplent les noman's land

Ils chantent dans leur tête jusqu'au jour
Où ils pourront à haute voix
Annoncer le compte à rebours
De l'explosion de leur joie

Et ils portent au fond de leur cœur
Une poignée de sable du désert
Ils sentent souvent son odeur
En souvenir d'un bord de terre.

Les oiseaux qui voyagent en cage
Soulèveront un jour la terre
Pour qu'elle dépasse les nuages
De brume de feu et de poussière

Et qu'il ne reste que le soleil
Et sa caresse sur leur peau
Et qu'il ne reste que le soleil
Et sa caresse sur leur peau

Et ils portent au fond de leur cœur
Une poignée de sable du désert
Ils sentent souvent son odeur
En souvenir d'un bord de terre.
 

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Tu parles trop

Tu parles trop, tu parles trop, tu parles trop
Tu n'écoutes plus personne et plus personne ne t'écoute

Donnez-lui quelque chose à manger ou bien quelqu'un à embrasser
N'importe quoi pour l'occuper pour le faire taire sans se fâcher

Tu parles trop, tu parles trop, tu parles trop
Tu n'écoutes plus personne et plus personne ne t'écoute

Pousse-toi, laisse passer les anges, et les modestes et les timides
Tais-toi, tu gagneras au change, faut se remplir quand on se vide

Tu parles trop, tu parles trop, tu parles trop
Tu n'écoutes plus personne et plus personne ne t'écoute

Et ce n'est pas que ton discours ne semble pas intéressant
Tu parles peut-être même d'amour, ouais mais tu parles, tu parles tout le temps

Tu parles trop, tu parles trop, tu parles trop
Tu n'écoutes plus personne et plus personne ne t'écoute

Tu doubles tout le monde et tu te vautres, tu sais c'est du pareil au même
Quand on passe à côté des autres on passe à côté de soi-même

Tu parles trop, tu parles trop, tu parles trop
Tu n'écoutes plus personne et plus personne ne t'écoute.
 
 
 

Sur les chemins de la bohême
 
 
En construction


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